31.8.2005

glisse au soleil (2)

[ le temps passé ]
glisser sur le soleil (2)
glisser sur le soleil (2)
glisser sur le soleil (2)



par jean-sebastien à 17:52 | Commentaires(5) | Lien permanent

glisse au soleil (1)

[ le temps passé ]
glisser sur le soleil (1)



par jean-sebastien à 17:45 | Commentaires(0) | Lien permanent

portrait dans la pénombre

[ le temps passé ]
portrait dans la pénombre



par jean-sebastien à 01:28 | Commentaires(0) | Lien permanent

29.8.2005

hibernation

[ le temps passé ]
hibernation
hibernation
hibernation



par jean-sebastien à 01:47 | Commentaires(4) | Lien permanent

28.8.2005

(...)

[ le temps passé ]
(...)



par jean-sebastien à 15:12 | Commentaires(4) | Lien permanent

27.8.2005

(...)

[ le temps passé ]
(...)



par jean-sebastien à 13:11 | Commentaires(0) | Lien permanent

26.8.2005

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[ le temps passé ]
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par jean-sebastien à 16:15 | Commentaires(0) | Lien permanent

25.8.2005

(...)

[ le temps passé ]
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par jean-sebastien à 00:40 | Commentaires(8) | Lien permanent

24.8.2005

portrait de groupe dans la pénombre

[ le temps passé ]
portrait de groupe



par jean-sebastien à 01:59 | Commentaires(8) | Lien permanent

23.8.2005

Mann, Sirk, Minnelli, Dwan : un temps de bascule

[ cinéma ]
Je n'avais jamais vu La Porte du Diable de Anthony Mann, un film magnifique. On a souvent l'impression, quand Mann ne filme pas les paysages, que ce sont les personnages qui tiennent le cadre, comme s'ils étaient des statues, des colonnes presque (une façon de les cadrer de très près, en laissant peu d'espace entre eux et les bords de l'image), en particulier dans les scènes d'intérieur. Il filme au plus près de la société, c'est à dire les gens, la foule (la scène de bagarre dans le bar, de ce point de vue, est exemplaire : ce sont les êtres qui font décor, ils sont l'environnement). Ce qui m'a frappé aussi, c'est le jusqu'auboutisme du film, qui traite du génocide indien. C'est même sans équivoque, lorsqu'à la fin, avant de s'écrouler, à la question que lui pose le militaire ("où sont les autres"), il répond "mais nous somme tous morts". Une violence, une sécheresse et une lucidité qui m'ont paru presque invraisemblable pour un film datant de 1950, soit bien avant les westerns des années 60-70 qui dénoncèrent le sort réservé aux indiens, avant même le film de Fuller, Le jugement des flêches qui date lui de 1957.

Surtout, le film vient s'ajouter à la liste des films que le hasard a voulu que je vois dans un lapse de temps assez réduit, et qui ont tous un point commun, qu'il s'agisse de Silver Lode (Quatre étranges cavaliers) de Allan Dwan, Thé et Sympathie de Minnelli ou Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk qui, comme un fait exprès, datent tous des années 50. Je crois n'avoir jamais vu avec autant d'acuité que dans le cinéma américain, la montée d'une sorte de fascisme (je dis fascisme par commodité, qu'on me pardonne cette liberté), un sentiment d'oppression presque étouffant, et surtout le moment ténu où un groupe, une société se transforment subitement, passent d'un registre civilisé et courtois à une effrayante volonté d'annihiler tout ce qui ne se conforme pas aux usages dominants, tout ce qui prend la figure de l'altérité. Dans Silver Lode ou La Porte du Diable, la marginalisation soudaine dont les héros sont victimes, le retournement radical de l'opinion, cette façon dont les personnages sont d'abord acclamés pour très vite se retrouver au ban de la société (10 minutes suffisent), tout cela est assez inoui. Impossible après ça de dire que le cinéma américain des années 70 a inventé le politique à Hollywood.

Je ne suis pas près d'oublier le réel sentiment d'oppression qui m'a étreint à la vision de Thé et Sympathie et de Tout ce que le ciel permet. Très clairement ces deux films décrivent l'Amérique comme un pays totalitaire (et il l'était pesque d'une certaine façon, puisqu'on était en plein maccarthysme). Dans le film de Sirk en particulier, on comprends quelque chose du processus par lequel une population a pu adhérer au fascisme ou au nazisme en un rien de temps. Dans le livre d'entretien qui lui a été consacré, Sirk parle, si ma mémoire est bonne, de sa stupéfaction lorsqu'il a vu, du jour au lendemain (ce ci n'est pas une expression) certains de ses amis adhérer au parti nazi tandis que la veille ils y étaient clairement opposé (ce qui a fait dire à Sirk qu'il était devenu très méfiant et sceptique sur le genre humain). Il paraît certain que Sirk a mis quelque chose de ce souvenir traumatique dans la scène de réception lors de laquelle Jane Wyman présente Rock Hudson à ses amis, et dans laquelle cette bonne société révèle son atroce visage, allant même jusqu'à l'agression physique, jetant aux oubliettes en deux temps trois mouvements des codes sociaux pourtant si chèrement défendus.

Sans doute l'atmosphère délétère du maccarthysme est pour beaucoup dans la puissance d'évocation d'une masse versatile et menaçante (le méchant de Silver Lode, celui qui trompe son monde, s'appelle d'ailleurs très simplement Maccarthy). Sans doute aussi la tension entre le prima de l'individu et celui de la société n'est elle pas aussi forte ailleurs qu'aux Etats-Unis. La foule, voir le peuple, je ne sais pas pourquoi, m'a toujours semblé une chose cinématographiquement typiquement américaine. Il ne me semble pas (mais ma mémoire cinéphile me fait sans doute défaut) que dans le cinéma européen, il existe de semblables exemples montrant le passage de la civilisation à la barbarie. Comme si, parce que la barbarie a eu lieu (Salo de Pasolini, Nuit et Brouillard de Resnais, La Passagère de Munk ou Shoah de Lanzmann sont là pour en témoigner), cette zone frontière était devenue secondaire à montrer.

(ps : je me demande bien pourquoi ces films américains des années 50 trouvent de tels échos en moi, aujourd'hui, en France...)

par jean-sebastien à 15:17 | Commentaires(6) | Lien permanent
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