30.3.2006

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par jean-sebastien à 23:33 | Commentaires(5) | Lien permanent

28.3.2006

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26.3.2006

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24.3.2006

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par jean-sebastien à 15:59 | Commentaires(4) | Lien permanent

22.3.2006

corps malades/corps burlesques

[ cinéma ]

Revoyant ce film de Podalydès, Liberté-Oléron, un film curieux et ingrat, au comique malaisant, j'ai immédiatement repensé à cet autre film de Tom Green Freddy got fingered, film encore plus ingrat et étrange, au comique encore plus malaisant, allant jusqu'à franchir déraisonnablement une ligne au delà de laquelle on trouve une sorte d'hystérie maladive, une démence du sens et des affects. Deux films hors normes qui payent leur tribu au burlesque mais d'une façon très particulière. J'ai repensé aussi à ce film des Farrelly, Fous d'Irène (Me, Miself and Irene) où Jim Carrey fait de son corps le lieu de toutes les transformations sans en passer par les trucages ou le travestissement. Trois films où le corps burlesque est en quelque sorte un corps malade, corps réceptacle et corps symptôme de maladies psychiques plus ou moins affirmées.

 

J'ai pensé que c'était étrange parce qu'il ne m'était jamais apparu jusque là que les corps burlesques puissent être des corps malades. Au contraire, il me semblait que le corps burlesque était un corps "sain" et innocent. Innocent dans la mesure ou rien ne le motive que son seul être au monde. C'est Patrice ou Sébastien (je ne sais plus) qui avait remarqué la différence qui séparait le clown du burlesque. Dans Le Cirque de Chaplin par exemple, cette différence est explicitement mise en scène. Le clown sait qu'il fait rire et fait tout pour faire rire tandis que le burlesque fait rire sans le faire exprès. Il est un peu le Monsieur Jourdain du comique. C'est frappant dans Le Distrait de Pierre Richard. Un burlesque, c'est ici très précisément un être distrait, éthéré, hors psychologie, c'est à dire hors de toute détermination psychologiques autres que sa distraction au monde. On trouve ça dans certains films de Keaton par exemple, cette idée que le burlesque ne maîtrise pas les choses. Les situations sont folles mais lui n'est pas fou. Le Hrundi V. Bakshi de La Party est lui aussi un distrait dans son genre. Ses maladresses ne sont pas le signe d'une inadaptation au monde; c'est autour de lui que ça cloche, derrière l'apparente et vertueuse organisation qui préside à cette fête dans laquelle il a été malencontreusement parachuté.

 

Chez Podalydès, Tom Green ou les Farrelly, au contraire les corps sont fous. C'est le mouvement inverse. Il suffit de comparer le facteur de Jour de fête du père de famille de Liberté-Oléron, tous deux saisis d'une manie de l'onomatopée et des borborygmes solitaires pour comprendre ce qui les sépare. Le facteur chez Tati est un être pur, dépouillé, une figure de style. Chez le tyran domestique de Liberté-Oléron au contraire, ce "style" n'est rien d'autre que le signe d'un esprit et d'un corps malades, sujets à toutes sortes de frustrations et de rêves inaccomplis. Les onomatopées sont la manifestation de son crasseux soliloque intérieur. Même chose chez Tom Green ou le Jim Carrey de Fous d'Irène. Autant le burlesque distrait est ailleurs, hors de la vérité sociale, autant le burlesque maladif est conscient de sa condition, de son être au monde et en souffre. Conscient qu'il lui faut lutter pour survivre. Il est lourd comme l'autre est léger.

 

C'est que, aussi, contrairement à son frère historique, il doit faire avec la psychologie. Mélange intriguant qui est peut-être à la source du malaise, puisqu'il a en lui un réservoir de pulsions dangereuses pour son entourage. Cette alchimie de la psychologie et du burlesque, peut-être la trouve t'on d'une certaine manière chez un Jerry Lewis dont le corps est lui aussi celui d'un transformiste naturel. Pourtant le malaise ne pointe jamais vraiment. Le corps malade y est encore emprunt d'une certaine innocence, de celle qu'on attribut généralement aux enfants. Podalydès dans Liberté-Oléron est peut-être lui aussi cet enfant, mais alors un vieil enfant, un enfant pervers et malheureux. Régression, difficulté de passer à l'âge adulte (Freddy got Fingered), bloquages momentanés dans sa vie d'adulte, dérèglement des sens, ce burlesque là n'est jamais loin de l'horreur.

 

ps : pour ceux qui l'aurait raté, une très belle émission sur Pierre Clémenti ici (lien valable jusqu'à dimanche)...


par jean-sebastien à 16:26 | Commentaires(24) | Lien permanent

21.3.2006

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20.3.2006

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18.3.2006

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17.3.2006

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16.3.2006

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par jean-sebastien à 00:28 | Commentaires(1) | Lien permanent
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