31.12.2006

au sud de

[ le temps passé ]
au sud de



par jean-sebastien à 14:12 | Commentaires(0) | Lien permanent

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30.12.2006

au sud de

[ le temps passé ]
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29.12.2006

au sud de

[ le temps passé ]
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[ le temps passé ]
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au sud de

[ le temps passé ]
noël



par jean-sebastien à 01:59 | Commentaires(0) | Lien permanent

23.12.2006

un conte de noël

[ cinéma ]
C'est étrange ces matières molles. Ces fondus enchaînés. Cette neige infinie. Longtemps (longtemps auparavant, 20, 30, 40 années) les choses furent dures et tranchantes. Nous étions littéralement giflé par la violence de la coupe, sommé de réagir, réanimé au moindre endormissement. Aujourd'hui les choses sont visqueuses (des méduses), lâches (des fondus), sans contours (un rideau de flocons cendreux). Que s'est-il passé? Le territoire s'est englué dans la léthargie et il en a pris acte, il nous raconte cette histoire. L'angoisse, le malaise cheminent lentement et s'insinuent dans les tréfonds de notre intimité. Dans nos circonvolutions cervicales. Dans nos os, dans notre moelle (what's bred in the bone...). Pas de coupe, pas de structure. Pas de structure, pas d'accrocs. On flotte dans la sourde angoisse du mou. Le corps mou de la dépression individuelle. Le corps mou du délitement collectif. C'est cela qu'il filme. Il connaît notre coeur, il connaît tous les coeurs. Il a pris le poul du temps et dans sa saisissante clairvoyance, il en a montré la structure effondrée.


Auparavant ils cherchaient à faire revenir des images à la surface du présent. On résistait à l'oubli, et la dureté de la coupe, c'était cette résistance. Des images (et aussi des mots) qui entraient d'un coup d'un seul dans la pièce. Sans crier gard. Aujourd'hui ils ne cherchent plus, ils sont désormais de petits êtres du présent sans vraies histoires à raconter. Ils sont "inintéressants" comme le dira l'une d'eux. Ils flottent eux aussi à la surface du présent (peut-être qu'ils ne flottent pas, peut-être qu'ils coulent), égarés, trainants dans des lieux à la familiarité dénuée de saveur. Des lieux improbables, à l'étrangeté parfois maladive, à l'unheimlich sournoisement délétère. Ou des lieux sans histoires, à l'instar de ce nouveau quartier sans ruines, sans stigmates, sans couleurs. Et sa modernité à lui, la jeunesse de son regard implacable et acéré c'est d'avoir montré qu'il n'y a plus d'histoires, plus de mémoire, juste quelques signes, mais sans contexte, seuls et orphelins.


Seuls et orphelins ? Pas tout à fait. Disons étranges et malaisants dans ce qu'ils convoquent de souvenirs effroyables et disproportionnés. Là un tas de vêtements, ici une neige douteuse. Signes de cataclysmes infimes mais dévastateurs, signes de catastrophes intimes mais immenses au regard des dimensions de notre corps. Ces signes comme des lapsus incompréhensibles. Ces signes d'une histoire ancienne qu'on ne voit plus vraiment. Ces signes qui, du coup, sont là, devant eux, devant nous, et qu'on ne sait même plus articuler. Plus de stucture plus d'accrocs, plus d'accrocs plus d'histoire. La matière molle est celle de notre oubli, de notre passivité à force d'avoir trop plongé dans nos coeurs esseulés. Un hiver nucléaire, une ville sans passé, des habitants qui semblent vivre une journée sans savoir qu'elle n'est qu'un erzatz (comme à la fin d'un célèbre film de sf), voilà à quoi l'on ne peut s'empêcher de penser.


Quant à l'espace, il n'existe plus, il est sans profondeur. Lorsqu'il filme l'espace, sciemment il écrase toute profondeur, il nie les distance. Où encore, quand l'un d'eux regarde cet espace, il fait semblant de croire qu'il est grand. Alors qu'on a bien vu, nous, qu'il est exigu, étriqué. C'est étrange, c'est angoissant (et pendant ce temps la neige continue de tomber). Mais ce qui l'est davantage encore, étrange et angoissant, c'est que jamais il ne nous le montre, cet espace. Ils voient, nous ne voyons pas. Il n'y a pas de contrechamp. Nous ne pouvons vérifier, même si nous savons confusément, et cette absence de preuve, ce confusément, sont complètement anxiogènes. Nous étouffons, nous souffrons de cette absence de coupe, nous sommes orphelins de la coupe, cernés que nous sommes par les matières molles.

par jean-sebastien à 02:18 | Commentaires(15) | Lien permanent

22.12.2006

(...)

[ le temps passé ]
(...)



par jean-sebastien à 14:21 | Commentaires(1) | Lien permanent

19.12.2006

rue S

[ le temps passé ]
rue S
rue S



par jean-sebastien à 19:32 | Commentaires(2) | Lien permanent
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